Quand notre patrimoine devient une matière à créer
Après avoir découvert la richesse culturelle et historique du Burkina Faso à travers plusieurs étapes de leur séjour, les participants de la 4ᵉ Session Internationale ont prolongé cette immersion à travers un atelier de peinture sur objets locaux, un moment convivial réunissant enfants et parents autour de la créativité, du partage intergénérationnel et de la transmission culturelle.
Un atelier entre créativité et transmission
Pinceaux en main, chaque participant — jeune diplomate, parlementaire junior, enfant ou parent présent — a pu laisser parler son imagination tout en s’appropriant des éléments de l’art et du patrimoine local burkinabè. Loin d’être un simple divertissement, cet atelier a offert un espace privilégié de rencontre entre les cultures camerounaise et burkinabè, autour d’un langage universel : celui de la création artistique.
Cette activité a également permis de renforcer les liens entre les participants au-delà des cadres formels des débats et des cérémonies officielles, dans un cadre plus intime et spontané, propice à des échanges authentiques.
La culture comme fondement de la souveraineté
Au-delà du moment de partage qu’il a représenté, cet atelier porte une signification profonde en cohérence avec le thème général de cette 4ᵉ Session Internationale. Il rappelle, de façon simple et concrète, que la culture n’est pas seulement un héritage figé qu’il conviendrait de préserver passivement : elle est aussi, et surtout, une source vivante d’inspiration, à faire vivre et à réinventer sans cesse par chaque génération.
Car éveiller la jeunesse pour refonder la souveraineté africaine, c’est aussi — et peut-être avant tout — lui permettre de connaître ses racines, de valoriser ce qui lui appartient en propre, et de comprendre que l’identité culturelle constitue l’un des fondements essentiels de toute souveraineté véritable, aux côtés des dimensions politique, économique et institutionnelle.
Cet atelier restera ainsi, pour l’ensemble des participants, l’un des moments les plus symboliques d’une semaine où l’Afrique s’est retrouvée elle-même, à travers ses jeunes, son histoire et sa culture.













